Développement durable

Le réseau de chaleur urbain étend sa toile dans les sous-sols de Brest

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A partir du 16 janvier 2017 plusieurs chantiers « impactants » vont débuter dans trois secteurs de Brest. Il s’agit d’enfouir plusieurs kilomètres de tuyaux qui vont transporter les calories produites par l’usine d’incinération et la chaufferie bois du Spernot.

Entamé en 1986, le réseau de chaleur urbain de Brest poursuit son déploiement souterrain. De 25 km en 2012, il passera à 45 km fin 2017. Son principe : valoriser l’énergie produite par l’usine d’incinération des déchets et la toute nouvelle chaufferie bois du Spernot pour chauffer et alimenter en eau chaude sanitaire des bâtiments et équipements publics comme le CHU, l’Université, Brest Métropole Habitat, la Base navale, les Ateliers des Capucins…). Pour résumer : deux gros tuyaux parallèles en acier composent ce réseau souterrain et transportent une eau chaude à 109 °C vers les logements et à 90 °C en sens inverse vers le Spernot.

Aujourd’hui, dans le cadre de sa poltique énergétique et de développement durable, en partenariat avec l’Ademe, Brest Métropole démarre des travaux d’extension de son réseau de chaleur. Après la Base navale (une première en France) et le quartier du Guelmeur en 2016, les travaux concernent trois secteurs :
- le secteur Rive droite vers les quartiers du Valy-Hir et de Kérourien (+ 3,5 km) pour huit mois de travaux à compter du 16 janvier,
- la rue d’Aquitaine à Bellevue (0,4 km) afin de connecter la résidence Penfeld pour une durée de huit semaines à compter de février,
- la rue Général Paulet afin de connecter le quartier Buquet et l’Ensta dans le quartier Europe (2 km) cet été avec notamment une traversée du boulevard de l’Europe.

Les chiffres du réseau de chaleur urbain de Brest fin 2017

  • 45 km de canalisations souterraines
  • 30 000 équivalent-logements chauffés
  • 30 000 tonnes de C02 évitées (soit 18 000 véhicules « retirés » de la circulation)
  • 16 500 tonnes équivalent-pétrole économisées
  • 78 abonnés pour 193 points de livraison
  • 20 millions d’euros d’investissement (dont 9 M€ de subventions de l’Ademe).

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