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Nathalie Vasseur, la gazelle de Bohars

Nathalie Vasseur, c’est un nom et une foulée, peut-être la plus connue de la région. Depuis quinze ans, la marathonienne des Semelles de Vent de Bohars s’est affirmée comme une compétitrice hors pair. Elle vient de triompher pour une dixième fois consécutive au marathon du Médoc.

Lorsqu’on aperçoit Nathalie Vasseur pour la première fois, difficile d’imaginer que sous de si doux dehors se cache une athlète d’exception. Dernière exploit en date : elle vient de remporter, à 45 ans, le marathon du Médoc pour la dixième année consécutive ! L’infirmière de la clinique Pasteur est devenue la reine du Médoc. « Là-bas, les gens me reconnaissent dans la rue, s’amuse-t-elle. Ce n’est pas une course comme les autres. C’est très dur mais très festif, on n’y va pas pour faire un temps. D’ailleurs, le parcours cette année faisait 43 km ». La distance est normalement de 42,195 km. L’épreuve pouvait d’ailleurs se vanter d’être le marathon le plus long du monde…

L’ancienne footballeuse a fait du chemin et de la route depuis son premier marathon en 1995 à Cherbourg. Venue par défi sur la distance reine de la course à pied, Nathalie Vasseur a depuis sillonné les courses du monde entier accompagnée de son mari-manageur. New-York, cinq fois, Boston, Paris, Rotterdam… la blonde pétillante a beaucoup couru, beaucoup souffert et souvent triomphé. Sa meilleure performance remonte à Rotterdam, en 2008, où elle a bouclé la course en 2h40 (la meilleure performance mondiale féminine est de 2h15 min). « J’étais au top. Je crois que je ne battrai plus ce record. C’est trop tard mais ce n’est pas grave ». 

Nathalie Vasseur fait deux à trois marathons par an. Elle n’aime pas les autres distances. Quand elle n’est pas en compétition, elle s’entraîne, aligne les séances et les kilomètres avec les garçons du club, cinq fois par semaine. Côté régime, rien de draconien chez cette gourmande, mais de l’organisation avant les épreuves : pas de glucides un jour, plein de glucides le lendemain, un régime dissocié qu’elle associe à son bon comportement : « grâce à cela,  je n’ai jamais connu le mur » (moment de la course qui se situe vers le 30ème km, où la ligne d’arrivée peut sembler très, trop, éloignée).

Mais au fait, pourquoi courir, pourquoi souffrir ? « C’est l’après qui me plait, les sensations à l’arrivée. C’est également un besoin physique : si j’arrête de courir pendant quatre jours, je suis de mauvaise humeur. Et j’aime le monde de la course. Il n’y a pas de pression, personne ne se prend la tête. On rencontre des gens extraordinaires ».


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