Allez au contenu, Allez à la navigation

  • Télécharger cette page en PDF
  • Imprimer
  • Envoyer par email

Morgan Dufour, une vie au fil de l'eau

Morgan Dufour est entraîneur au Club Nautique de Brest depuis 1988. Ce grand gaillard de 37 ans, tombé dans le grand bain dès sa plus tendre enfance, prend à coeur son rôle de générateur de talents. Sa vie, il la passe aux bords des bassins, appliqué à  préparer ses « gamins » aux exigences du haut niveau et de la compétition.

Lors d’une compétition, à quoi pensez-vous ?

À la performance plus qu’à la qualification. Lors de la dernière compétition, j’avais 24 nageurs engagés et je ne peux pas penser qu’à un seul à la fois. Et puis, ça dépend des compétitions.

Stress ou pas stress ?

Avant les compétitions, je stresse à fond, presque autant que les gamins. Je peux m’en arracher les poils de la barbichette. Heureusement, je peux m’appuyer sur Steven, responsable des futurs espoirs. Nous sommes très complémentaires.

Premier souvenir du grand bain ?

J’avais 6 ans. J’ai été inscrit à la natation sur les conseils d’une infirmière scolaire parce que j’étais trop gros. Au début, j’étais surtout content d’être avec les potes.

Vos modèles en natation ?

Richard Martinez à Font-Romeu. C’est un entraîneur national,
quelqu’un de très abordable ce qui est rare dans ces hautes sphères. Il y a aussi Christos Paparadopoulos, mon entraîneur et ami au Havre pendant un an et demi. En tant que nageurs, il y a Peter Van Den Hoogenband, Mickael Gross, Yannick Amiel,
Jérémy Stravius...

Ce que vous détestez le plus en vous ?

J’ai du mal à me canaliser. Ça va mieux avec le temps, mais bon, ça n’est pas catastrophique non plus.

Humour ou rigueur ?

Ce serait plutôt aux nageurs de répondre… L’humour, après l’entraînement, jamais pendant.

Votre film préféré ?

Récemment, Inglorious Bastard, de Tarentino. Million Dollar Baby,
de Clint Eastwood m’a beaucoup marqué aussi. Et puis L’enfer du
dimanche, d’Oliver Stone avec Al Pacino...

Ce que vous pardonnez le plus difficilement ?

Le manque d’honnêteté morale. Sinon, je peux tout pardonner.

Plutôt eau salée ou eau chlorée ?

Eau salée. Dès qu’il fait beau, je sors nager en mer. Pour moi, nager en piscine c’est comme faire du sport au bureau.

De quoi êtes-vous le plus fier ?

Ma fille. Elle a 18 mois.

Que diriez-vous à un jeune nageur talentueux ?

Sois patient.

Votre rêve d’enfant ?

Une île déserte pour être Robinson Crusoé. Le côté aventurier.

Votre rêve d’entraîneur ?

Emmener un jeune nageur aux Jeux Olympiques une fois dans ma vie.

Et Brest, dans tout ça ?

C’est une belle ville. Je la trouve sympa et pratique. On est au bout du monde, et je suis content de ça.


Tous les portraits et interviews