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Marie Protat, le triathlon comme invitation au voyage

Marie Protat au triathlon de Lanzarote aux Canaries / Photo Sebastien EscolaÀ 30 ans, la brestoise Marie Protat est, pour la deuxième fois, qualifiée aux championnats du monde de longue distance de triathlon à Hawaii. Un bonheur pour cette amoureuse des voyages qui se méritent à la tonicité du mollet. 

À la tête d’une unité de quinze personnes chargées du suivi logistique des bateaux de la Marine nationale, mis à la disposition du Service hydrographique et océanographique de la Marine (Shom), l’officier Marie Protat a, depuis longtemps, appris à jongler entre les exigences du service et les impératifs d’une préparation de sportif de haut niveau.  Ingénieure des études et techniques d’armement, elle s’est formée pendant quatre ans à Brest au sein de l’ancienne Ensieta et sa carrière professionnelle l’a, d’une certaine façon, conduite à devenir l’une des meilleures spécialistes françaises sur les plus longues distances où se pratiquent les trois disciplines qui composent le triathlon.

Nageuse depuis son enfance en région parisienne et adepte progressive du jogging, elle n’aimait pas beaucoup le vélo à l’origine. Mais une mutation à Tahiti, dans le cadre de sa formation militaire au sein de l’aéronavale, en a décidé autrement. Le VTT est devenu là-bas un moyen de déplacement naturel et, comme des triathlons étaient régulièrement organisés le week-end en Polynésie, cette sportive dans l’âme s’est vite rendue compte qu’ils constituaient un excellent moyen de satisfaire deux aspirations fortes de sa personnalité : le goût de l’effort et celui de la découverte d’une région.

De retour en métropole, Marie Protat, après un bref passage à Paris, a retrouvé la mer et la région brestoise mais n’a pas perdu ses envies de combiner nage, course à pied et cyclisme. Le maillot du Brest-Triathlon sur les épaules, elle a gagné en maturité apprenant à mieux gérer ses efforts et n’oubliant jamais la quatrième discipline en jeu dans le triathlon, l’alimentation. Elle a ainsi démontré à plusieurs reprises qu’une douzaine d’heures lui suffisaient pour avaler à la suite 3,8 kilomètres dans l’eau, 180 kilomètres à vélo et 42 kilomètres en courant. Ces distances sont celles de l’Ironman, le championnat du monde de longue distance créé par des officiers de la Marine américaine à Hawaii à la fin des années 1970. Véritable sommet de la discipline, il a déjà accueilli Marie Protat qui vient d’obtenir, en mai 2011 à Lanzarote, aux Canaries, une nouvelle sélection à honorer en octobre prochain.

D’ici là, la jeune femme devra combiner entre la régularité d’un entraînement demandant jusqu’à vingt heures d’efforts par semaine, les exigences d’une vie professionnelle qui vont se traduire à la mi-juillet par une affectation de deux ans à Tahiti et sa vie personnelle puisque Sébastien, son triathlète de compagnon, est devenu son mari en cette fin de printemps.

 


Pour en savoir plus www.brest-triathlon.fr


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