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Charlotte et Gladys, les démolisseuses de Brest

Belles, elles le sont. Jeunes, c’est un fait. Sportives, à n’en pas douter. Leur talent, lui, est en train d’exploser à la face des spécialistes de leur discipline respective : la natation, pour Charlotte Bonnet, promise aux podiums les plus hauts ; le handball, pour Gladys Boudan, appelée en équipe de France féminine. Portraits croisés

Charlotte Bonnet

Prénom : Charlotte. Nom : Bonnet. Ville de résidence : Plouzané. Sport : natation. Club : Club nautique brestois en 2009-2010. Elle rejoint l'Olympic Nice Natation la saison prochaine. Signe particulier : démolisseuse de records. 

« Elle va plus vite que toutes les autres au même âge, lance Morgan Dufour, qui fut son entraîneur pendant six ans. Ses qualités ? Charlotte a de grands segments. Elle est endurante. Elle va vite. Elle n’aime pas perdre ». Voilà pour le portrait.

Pour l’insouciance de la vie d’ado, par contre, merci de repasser. 6 h 45 – 8 h 30 : natation. 17 h – 19 h : natation, cinq jours par semaine. 9 h – 12 h, le samedi : natation. Et, entre temps, Charlotte Bonnet est en classe de 3eme au collège des Quatre-Moulins. C’est sa vie, celle qu’elle s’est choisie : « Le week-end, mes copains sont dans leur lit, moi, je suis dans le bassin.

Parfois, il y a des coups de fatigue. Et c’est là que le mental entre en jeu. Mais je n’échangerai pas ma vie actuelle, les podiums, les destinations lointaines, contre la vie d’un collégien normal ».

Née de parents maître-nageurs, la jeune Plouzanéenne na pas forcément eu à se forcer pour entrer dans le grand bain. A onze ans, alors qu’elle vient véritablement de commencer la natation, elle participe à une compétition nationale, « pour voir ». Et elle voit : trois records de France de sa catégorie sont tombés. Plus tard, lors des championnats de France, elle finit troisième derrière deux nageuses plus âgées qu’elle. La suite ? Helsinki, en juillet, championnats d’Europe junior ; Lima, janvier 2011, championnat du monde junior. « Et puis les Jeux olympiques de Londres, en 2012. C’est forcément un objectif ».

Gladys Boudan

Prénom : Gladys. Nom : Boudan. Ville de résidence : Brest, depuis 2000. Sport : handball. Club : Arvor 29. Poste : pivot. Signes particuliers : piercings dans le nez, diamant sur l’incisive gauche, pendentif africain autour du cou et démolisseuse de défenses. 

Gladys Boudan aura 25 ans prochainement. Joueuse de football pendant longtemps, c’est l’absence d’équipe féminine et un prof de sport qui l’ont poussée vers le handball. Sur le tard puisqu’elle a alors 14 ans. Mais, déjà, des qualités physiques impressionnantes qui lui valent d’intégrer le pôle espoir de Brest.

Le reste n’est que trajectoire ascendante. En 2004, elle intègre l’équipe de l’Arvor 29, fusion entre les clubs de Brest Pen Ar Bed et de Lesneven/Le Folgoët, alors en D3. La saison suivante, l’équipe monte en D2, l’antichambre de l’élite. Trois ans plus tard, en 2008-2009, l’Arvor 29 accède à la D1.

Dans l’escarcelle de Gladys, sur la dernière saison : 77 buts en 18 matchs et meilleure buteuse du championnat à son poste. En prime, la surprise d’un coup de téléphone reçu le 3 mai dernier et dont elle parle avec la simplicité de quelqu’un qui fait sa liste de course : « Moi, je n’ai jamais fait de stage. Rien. J’ai débarqué dans le handball comme une mouche dans un bol de lait. Mes premiers entraîneurs faisaient du tableau noir et je comprenais que dalle. Et puis, là, le 3 mai dernier, me voilà convoquée en équipe de France ».

Gladys Boudan a  donc participé à un stage et à deux rencontres qualificatives pour le prochain Euro. Face à l’Islande et à la Grande-Bretagne, le pivot a marqué des points, et deux buts !


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