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Alex Dupont, entraîneur du Stade Brestois : la montée en puissance

Alex Dupont vient du Nord, du vrai, celui qui sent la fricadelle et le franc-parler. L’homme de Dunkerque, entraîneur français de l’année en 2000, a posé ses valises sur le banc du Stade Brestois 29 après avoir bourlingué en France et jusqu’au Emirats.

En mai dernier, il sauve le club de la relégation. Cette année, il entrevoit la Ligue 1 avec son équipe. « Sir Alex », surnom donné en référence au mythique entraîneur de Manchester United Alex Ferguson, a déjà marqué l’histoire du club. Rencontre avec un coach résolument offensif.

« Sir Alex », c’est sympa comme surnom ?

C’est flatteur pour l’ego. Mais il me reste à gagner la Ligue des Champions.

Comment trouvez-vous le public brestois ?

Chaleureux et connaisseur. J’espère qu’il gardera une fidélité indéfectible à cette équipe.

Rouge ou blanc ?

Rouge. Le blanc c’est le compromis. Je suis un homme de consensus.

Maintien ou montée ?

Montée !

Votre meilleur souvenir d’entraîneur ?

Ce n’est ni la victoire en Coupe de la Ligue avec Gueugnon, ni la qualification en Coupe d’Europe avec Sedan, ni encore mon titre de meilleur entraîneur français en 2000. Ce que je retiens, ce sont les 25 ans de métier sans un jour au chômage. C’est ma plus grande fierté.

Vos modèles ?

Wenger et Ferguson. Ils sont synonymes de longévité. La longévité, c’est savoir évoluer dans son métier. J’apprécie de manière générale les entraîneurs qui ont une idée sur le jeu et qui s’y tiennent.

Que détestez-vous par-dessus tout ?

L’hypocrisie et l’intolérance.

Votre pêché mignon ?

Le bon vin que j’ai appris à connaître en Bourgogne.

Attaque ou défense ?

Les équipes qui marquent sont bien organisées. L’intelligence dans le football comme ailleurs, ça aide.

Pourriez-vous entraîner Guingamp ?

(Longue hésitation) Oui

Merguez frite ou foie gras ?

En bon Nordiste que je suis, j’adore la fricadelle. On ne sait pas ce qu’il y a dedans, mais c’est très bon (rires). Bon, j’apprécie aussi le foie gras avec une coupe de champagne.

Votre coin préféré dans la région ?

J’aime beaucoup la ballade sur le front de mer entre Portsall et Porspoder.

Etiez-vous un bon joueur ?

J’étais un bon joueur de D2. Je n’ai pas fait les efforts qu’il fallait pour aller plus haut.

Vous auriez fait quoi si vous n’aviez pas été entraîneur ?

Je ne me suis jamais posé la question. J’ai le privilège de vivre de ma passion. Je travaille à être heureux…

Après le foot ?

Le foot.

Stade de France ou Stade Francis le Blé ?

J’apprécie beaucoup cette communion entre le public de Le Blé et mon équipe. Mais rêvons du Stade Brestois au Stade de France.

Qu’est ce que vous chantez sous la douche ?

Avec l’équipe, on se raconte des histoires. On apprécie la douche ici, puisqu’elle vient souvent après la pluie.

Votre qualité principale ?

(Gêné) J’aime les gens.

En quoi le monde du football a-t-il changé ?

La mentalité des joueurs a changé, ce qui fait que notre métier d’entraîneur a changé. Aujourd’hui, l’entraîneur gère à 50 % la tactique et à 50 % l’humain. Il y avait moins d’assistanat avant.

Les agents ?

Un mal nécessaire dans le football.

Avez-vous un agent ?

Non.

Votre film culte ?

Bienvenue chez les Ch’tis ! Bergues est à 7 km de Dunkerque, la ville ou je suis né.

Corentin Martins, il n’a plus le niveau ?

Corentin est toujours affuté. Je suis sûr qu’il pourrait rendre des services à quelques équipes de CFA !

Vous voulez marquer l’histoire du club ?

Je veux donner le meilleur de moi-même pour aider Brest à grandir. Il existe à Brest une culture footballistique. Il faut la respecter.

Vous étiez ou en 1990 quand Cabanas marque deux buts à l’OM ?

(Sourire) Je ne vis pas dans le passé. Je suis tourné vers l’avenir. Et je peux vous dire ou je serai lorsque Grougi ou Roux planteront le prochain. Sur le banc.

Et Brest dans tout ça ?

A Brest j’ai trouvé des gens humbles et cool, et une vie agréable. J’ai également trouvé une ville ambitieuse. Au Stade Brestois en particulier, on sait mêler convivialité et professionnalisme. Que se soit dans des multinationale come Lyon ou Marseille ou dans une PME comme Brest, les rapports humains sont importants.


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