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Laëtitia Dagorn et son studio baladeur

Photo Franck Betermin« Je suis passionnée de musique et je travaille dans le social. Alors, pourquoi ne pas associer les deux ? ». Pour Laëtitia Dagorn, tout est possible, à condition de s’en donner les moyens !

La jeune femme de 28 ans possède aujourd’hui sa propre entreprise : un studio d’enregistrement mobile baptisé Locamusique. Cette ancienne animatrice s’est occupée de jeunes à Keredern, au centre social de Kerourien, ou à l’Escale de Pontanezen où elle crée, en 2009, une association dont l’objectif est de développer le hip-hop dans les quartiers : Pontamusicollectif. « J’ai ensuite passé mon Brevet professionne de la Jeunesse, de l’Éducation Populaire et des Sports, et suivi une formation d’ingénieur du son, avant de me lancer dans mon projet ».

Soutenue par le service Jeunesse de la ville de Brest, dans le cadre du dispositif Coup de pouce, elle obtient en juillet 2010 la bourse maximum de 800 euros. Son idée retient l’attention de la Région, et elle finit par remporter le prix Défi Jeunes. Grâce aux 6 000 euros qui en découlent, elle achète le matériel manquant : deux ordinateurs et une cabine d’insonorisation démontable. Aujourd’hui, Laetitia se consacre pleinement à de nouveaux enregistrements, auprès d’ados tels que Romane, alias la Petite Compositrice, ou d’artistes de tout poil : «Tous les styles y passent ! » s’amuse-t-elle. « De la musique pop aux chants de marins, le studio est accessible à tous. Avec la démocratisation de la pratique musicale sur le web, et en particulier via les réseaux sociaux, les gens sont de plus en plus demandeurs de ce genre d’activité. Mon rôle, c’est de les aider à alimenter leur passion… ou à la concrétiser ».

 


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