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Le pont de la brasserie

27/04/2010

Le viaduc de la Brasserie en rénovation : un patrimoine utile aux vélos et aux piétons

Solidarité / Proximité

Le viaduc de Lambézellec est le plus vieux pont de Brest, un patrimoine unique dans sa conception. Les piétons et les cyclistes y ont remplacé les trains. Sa rénovation est en cours.

En 1892, pour assurer la liaison ferroviaire entre Brest et Ploudalmézeau, les services des Ponts et chaussées choisissent de franchir la vallée de Lambézellec où coule le Spernot, un modeste affluent de la Penfeld. Les ingénieurs Armand Considère et Louis Harel de la Noë conçoivent un viaduc original comprenant un tablier métallique de 109 mètres, supporté par sept piles en forme de V renversé. Comme pour la Tour Eiffel, le fer puddlé sert de matériau et la technique du boulonnage est retenue pour assurer la dilatation naturelle de l’ouvrage.

Le viaduc joue son rôle jusqu’en 1938 où sonne la fin d’activité du réseau ferré. Durant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands réactivent les trains mais l’ouvrage échappe aux destructions qui ont marqué la région brestoise. Devenu propriété municipale, il permet simplement aux piétons et aux cyclistes de rejoindre le bourg de Lambézellec en évitant la descente au fond du vallon de la Brasserie qu’il domine d’une vingtaine de mètres.

Au fil du temps, malgré des réparations régulières, le pont s’est dégradé à tel point qu’il y a une dizaine d’années, sa destruction partielle a été envisagée. Il n’en a rien été, et depuis mars 2010, cet ouvrage unique dans son genre en France, bénéficie d’une réhabilitation de grande envergure. Un million d’euros va être consacré à sabler, repeindre en gris et reprendre toutes les spécificités mécaniques de ce viaduc dont les chariots de la culée sud qui permettent au tablier du pont de se dilater à la chaleur.

Parallèlement le service des espaces verts de Bmo a dégagé les abords des piles et des culées pour écarter l’humidité et mieux mettre en valeur l’ouvrage qui passionne les amoureux du patrimoine comme des étudiants en mécanique de l’UBO. Enfin son utilité n’est plus remise en cause puisqu’il s’agit d’un passage très fréquenté par les cyclistes et les piétons, ce que doit confirmer, dans les prochaines semaines, le nouveau schéma directeur vélo de Brest métropole océane.