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Le jardin des explorateurs

Installé dans la Batterie du cavalier, le jardin des Explorateurs abrite des espèces botaniques rapportées des quatre coins du monde par des explorateurs et des botanistes partis de brest.

Une passerelle en belvédère offre au promeneur une vue imprenable sur le château, l'embouchure de la Penfeld, le port militaire et plus largement sur la Rade de Brest.

Le Jardin Royal des Plantes de l'Hôpital Maritime de Brest.

En 1694, est fondé sur le lieu de l'Hôpital Maritime de Brest un jardin destiné à la culture des simples pour la fourniture de plantes médicinales usuelles. II devient rapidement le Jardin Royal des Plantes, lieu d'acclimatation d'une concentration de plantes (2400 espèces différentes en 1804). En fait, une ancienne ordonnance du Roi enjoint tous les capitaines de navires des ports de France d'apporter des graines et plantes des pays étrangers afin de former des jardins botaniques. Ce jardin va accueillir les plantes trop fatiguées de longues traversées. Les jardiniers vont leurs prodiguer les soins essentiels avant d'aller enrichir prioritairement le jardin du Muséum à Paris puis les compléments vers les jardins botaniques des autres villes, faute de place.

Le jardin de l'Hôpital Maritime avec ses collections considérables tant en graines qu'en plantes précieuses est avec Kew Garden à Londres un des jardins botaniques les plus renommés. Il participe à la fourniture des substances et drogues usuelles pour les malades, contribue à la diffusion de la culture et à l'ornementation de plantes rares et exotiques, à la connaissance de la botanique, au développement de l'horticulture et des cultures coloniales, à l'instruction des officiers de santé, à étoffer le patrimoine botanique breton. II va en outre contribué au développement de l'agriculture et de l'horticulture dans le Finistère.

Des grands fondateurs de l'histoire naturelle.

De nombreuses expéditions maritimes, militaires et scientifiques partent de Brest à la découverte de terres inconnues. Des savants botanistes parcourent le monde au péril de leur vie : Philibert Commerson embarque avec Bougainville sur "La Boudeuse" en 1766, La Billardière et Riche avec D'Entrecasteaux sur "La Recherché" et "L'Espérance" en 1791 à la recherche de l'expédition du Comte de La Pérouse parti de Brest en 1785.

Etienne Fiacre Louis Raoul, botaniste né en 1815 à Brest, aujourd'hui bien oublié de sa ville natale a été l'un des derniers français à faire une étude botanique de la Nouvelle-Zélande. II embarque en 1840 à bord de "L'Aube" et collecte des plantes destinées à enrichir le Muséum d'histoire naturelle. Après sa mort, un genre botanique lui sera consacré (Raoulia australis). On dénombre une vingtaine d'espèces en Nouvelle-Zélande et plusieurs plantes porteront l'épithète spécifique "Raoulii".

Vous y trouverez :

Des hortensias, plante emblématique de la Bretagne, découverts au Japon par le botaniste Commerson pendant son voyage autour du monde avec Bougainville ; une plantation de végétaux dans des bacs en bois, rappel des caisses utilisées pour le transport des graines ; des tronçons de bambous fichés dans le sol, utilisés autrefois comme contenants à cause de leur bois creux ; du lin de Nouvelle-Zélande (Phormium tenax) acclimatés pour la création de champs d'expérimentation pour la confection de cordage ; des fraisiers au pied de la passerelle, rappel d'une espèce importée qui a fait la renommée des producteurs de fraise de la presqu'île de Plougastel ; des végétaux originaires de Nouvelle-Zélande en hommage au botaniste brestois Raoul ; des fougères arborescentes plantées au sud le long des fortifications, au feuillage symétrique que l'on pourra admirer depuis la passerelle.

Les plantations sont regroupées dans le jardin en creux suivant leur zone géographique d'origine : Japon, Afrique du Sud, Nouvelle-Zélande, Australie, Amérique du Sud. Elles sont associées de manière systématique, par groupe, dans des bacs en bois et en acier galvanisé, matériaux également utilisés pour la passerelle, pour l'évocation du transport, et de l'horticulture.

Les plantations en partie haute du jardin sont composées des mêmes végétaux présents en partie basse. Ils sont cependant mise en scène, plantés en mélange afin d'évoquer leur attrait horticole, l'ornementation des parcs et jardins des propriétés privées des militaires et de leurs amis en Bretagne, l'enrichissement du patrimoine botanique d'une région aux conditions climatiques si favorables.

Le jardin des explorateurs a ouvert ses portes le 20 mars 2002.

 


Le Jardin des Explorateurs

Rue de la Pointe (Quartier de Recouvrance)
Du 15 mai au 15 septembre, ouvert de 9h à 22h
Du 16 septembre au 14 mai, ouvert de 9h à 18h.