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Plus de 700 tonnes de matières plastiques sont recyclées chaque année par le service « Propreté-déchets » de Brest métropole océane. 

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03/02/2010

Biomasse : un projet de construction d'une chaufferie à Brest

Ecologie urbaine

Dans le cadre du Grenelle de l’Environnement, 32 projets de chaufferies alimentées à partir de biomasse ont été retenus par le ministère de l’Ecologie et du Développement durable à l'issue de l'appel d'offres « Biomasse 3 ». Dont celui de Brest qui pourrait se concrétiser en 2012.

Produire de l’électricité et de la chaleur en brûlant du bois ! Brest vient d’être retenu dans le programme national du ministère de l’Ecologie qui prévoit la construction de 32 unités de cogénération alimentées à partir de biomasse, soit l’équivalent du quart de la puissance d’un réacteur nucléaire. De quoi s’agit-il ?

« Dans un contexte breton déficitaire en production électrique, on l’a vu récemment avec les alertes écowatt, il s’agit de produire localement de l’énergie. Qui plus est de l’électricité verte, sans rejet de CO2 et neutre en terme d’effet de serre » explique Pierre-Yves Clavier, directeur du service Déchets Propreté de Brest métropole océane.

Dans les faits, il s’agit de construire une grande chaufferie dite de cogénération sur le site du Spernot. Cette unité de 1 200 mètres carrés et de 15 mètres de haut accueillera un four où seront brûlés des plaquettes forestières d’origines locales et une partie des déchets verts collectées dans les déchèteries de BMO (branchages). On entend par plaquettes forestières, les restes broyés d’une exploitation forestière ou de bois de faibles diamètres dont le brûlage est la seule valorisation possible.
 
Cette unité, d’un coût de 25 millions d’euros, sera construite par la Sotraval, entreprise qui gère dèjà le site du Spernot pour le compte de BMO. La combustion de ces déchets de bois permettra de produire simultanément de la chaleur et de l’électricité à hauteur de 25 mégawatt/h. Ce qui permettra à terme d’étendre le réseau de chauffage urbain et de desservir 30 000 équivalents logements privés et publics du centre de Brest (contre 20 000 aujourd’hui). L’électricité quant à elle sera revendue à EDF. La Sotraval envisage une mise en service de la chaufferie en 2012.