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Eric Brossier et France Pinczon : les vagabonds de l’Arctique

Photo Dominique LerouxLe 13 mai dernier, Eric Brossier est reparti de Brest, à la barre du navire polaire Vagabond, pour une nouvelle expédition en Arctique. Sa compagne France Pinczon et leurs deux filles les ont ensuite rejoints au Groenland. Soutenu par l’Institut Polaire Paul-Emile Victor, Brest métropole océane, le Technopôle Brest Iroise et Océanopolis, l’équipage multiplie les missions scientifiques.

 


Onze ans après votre premier départ sur Vagabond, vous voilà de nouveau sur le pont. Toujours motivés ?

Evidemment ! Parce que nous menons chaque fois un projet différent sur le même concept, en servant de base d’accueil pour des projets scientifiques. Humainement, c’est extrêmement riche. 

Une fois de plus, vous avez mis le cap sur l’Arctique…

Il y a très peu de navires polaires en Arctique, or les scientifiques sont demandeurs d’un tel bateau, il y a de vrais besoins. Et nous aimons l’Arctique !

En quoi consiste cette nouvelle mission ?

Il y a d’abord la réalisation au Groenland, avec Océanopolis et l’Institut polaire Paul-Emile Victor d’un documentaire sur la communication des morses. Nous irons aussi au Nunavut (Canada), travailler avec des chercheurs canadiens et allemands, sur la banquise. Ensuite, ce sera retour au Groënland, pour le long métrage d’Océanopolis. Puis ce sera l’hivernage, à quelques dizaines de kilomètres d’un village inuit. 

Vous allez passer un nouvel hiver au beau milieu du grand blanc, avec deux petites filles… Aventure humaine ou défi un peu dingue ?

Aventure humaine ! Il n’y a rien de dingue dans tout ça : nous avons accumulé suffisamment d’expérience. Nous allons simplement au devant de ce que nous aimons… 

Votre plus beau souvenir avec Vagabond ?

Sans doute en hivernage, quand nous sommes ce point au milieu d’un univers de glace, à regarder les saisons passer. Il y a vraiment des moments magiques : les aurores boréales, les aubes d’une journée… 

Ce que vous préférez le plus chez les autres ?

La bonne humeur ! Quand les gens sont à la fois ouverts et positifs, généreux de parler de leurs projets et de ce qu’ils sont. 

Votre philosophie de vie ?

Etre des témoins et transmettre : c’est cela qui nous fait continuer ! 

Votre rêve pour demain ?

Un monde où les gens soient moins égoïstes, sachent mieux partager les richesses de la Terre. 

Et Brest dans tout ça ?

C’est notre port d’attache affectif et professionnel. Brest, sur une carte, c’est le point que l’on voit, cette petite pointe qui ouvre au voyage et qui est notre chez nous. Nous nous y sentons de plus en plus ancrés… et dans la vie, on a besoin d’une ancre !    


Propos recueillis par Elisabeth Jard 


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