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Yves Pailler, président de Penn ar Jazz

Médecin à la retraite, artisan du « Défi Brestois-Trois jours sans alcool », grand amateur d’art et de musiques, Yves Pailler est désormais président de l’association Penn ar Jazz.

Il se rappelle que son premier album acheté était de John Coltrane, se remémore avec émotion des concerts brestois donnés par Archie Shepp et Miles Davis. Bercé par le jazz depuis son adolescence, Yves Pailler a pris la présidence de Penn ar Jazz en février 2010. Adhérent de l'association depuis de nombreuses années, il est rentré au conseil d'administration en octobre 2009 avant d'être sollicité pour monter en première ligne lors de la vacance de la présidence. « J'avais du temps disponible, j'ai donc donné mon accord », explique ce médecin à la retraite. Avec une idée bien précise en tête : « Ne pas remettre en question ce qui a été fait auparavant. Depuis une dizaine d'années, il y a eu un travail important et remarquable. Il faut continuer à assurer le fonctionnement et le développement de l'association ».

Structure incontournable dans le paysage musical brestois, Penn ar Jazz ne fait pas qu'organiser des concerts au Vauban et l'Atlantique Jazz Festival (qui vient de s’achever sur un excellent bilan), et collaborer avec le Conservatoire et la Carène. Il y a également les actions culturelles auprès des scolaires qui restent fondamentales aux yeux du nouveau président. Le succès du partenariat noué avec le collège Edouard-Quéau de Ploudalmézeau a incité l'association à prolonger l'action avec les collèges Prévert de Saint-Pol-de-Léon et Fontaine-Blanche à Plougastel. Une manière de poursuivre l'effort d'ouverture du jazz à d'autres publics. « C'est une musique qui a la réputation d'être réservée à des initiés, regrette Yves Pailler. Mais j'ai vu que ces collégiens ont complètement adhéré au projet ».

S'il se dit « préoccupé » par la réforme des collectivités territoriales qui va entraîner une réduction des subventions, Yves Pailler espère que le développement de Penn ar Jazz va se poursuivre dans le bon sens. « En fin d'année, on doit signer le renouvellement de la convention avec la Ville de Brest, le Conseil général, le Conseil régional et l'Etat. Ils nous encouragent à nous dynamiser encore plus ».

Dynamisme : un mot qui colle bien à la peau de ce médecin amoureux des arts, qui porte également les casquettes de vice-président du centre d'art Passerelle et du Défi brestois. « J'ai toujours essayé d'ouvrir au-delà de l'aspect médical. On avait fait venir Yannick Noah une année dans le cadre du Défi ». Toujours cette idée d'ouverture et de « jubilation », terme qu'il transcrit au jazz. « C'est une musique de la joie de vivre, de l'émotion,
du rêve et de la liberté ». 


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