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Robin Foster : rock'n Brest

Photo Franck BeterminEntre les embruns brestois au bord desquels il a posé sac à terre et le flegme so british de ses origines, Robin Foster n'a jamais voulu choisir. Une stratégie du tout ou rien très rock'n roll qui porte aujourd'hui le musicien sur la mélodie du succès. Son second album s'est d'emblée imposé comme l'une des références rock de la scène française des derniers mois.

Trois ans après votre premier album, le second a été immédiatement reçu de la meilleure des manières par les critiques, comme le public. La recette du succès ?

La persistance ! Il faut savoir s'accrocher, garder confiance... Et puis quand on se rend compte que l'on ne peut rien faire d'autre que ce que l'on fait, alors il faut être à 200%... Et moi, je suis à 300 % ! 

Quelle est la pointe de sel qui a fait la différence sur cet opus ?

Je l'avais largement écrit, quand j'ai traversé des moments difficiles, notamment le décès de deux amis. Alors, j'ai recommencé l'album : plutôt que « juste » faire des chansons, j'ai obéi à des émotions, c'était devenu un besoin. Et c'est ça, je crois qui fait la différence au final. 

Les voix de Dave Pen, le chanteur d'Archive, ou de Ndidi O, font aussi la différence. Exit les seuls albums instrumentaux, comme le fut le premier ? 

Au départ, il y avait 20 morceaux, et … ce sont les chansons qui ont décidé qu’elles avaient besoin de voix ! Mais je suis aussi ravi que les morceaux instrumentaux aient reçu un tout aussi bon accueil. La suite, on verra : Dave et Ndidi O ont envie de travailler, je sais qu'on peut le faire, mais, surtout, que toutes les options sont là. 

Il y a trois ans, avec le premier album, le public vous a paradoxalement connu via le 7è art, puisque des réalisateurs de cinéma et de séries télé sont venus chercher votre musique et l'ont portée. Demain, qu'allez vous privilégier ?

J’ai maintenant la possibilité de créer de la musique pour le cinéma comme pour la scène. Je ne veux pas me priver de l'un ou de l'autre... mais peut-être continuer à créer un lien entre ces deux univers qui sont les miens. 

Tea time ou tartine pain-beurre salé ?

Bacon and eggs ! 

La qualité que vous appréciez le plus chez les Bretons ?

Leur capacité à rester heureux sous la pluie… Sans doute un point sur lequel je me retrouve, en tant qu’Anglais !

Votre autoportrait en trois mots ?

Happy, sad*… and cowboy ! 

Et Brest dans tout ça ?

Cela fait des années que j’y vis, que j’y ai mes amis, des souvenirs, des histoires qui font mon histoire. Elle est devenue ma ville en France… Et évidemment, je me sens plus Brestois que Français ! Ce que j’aime dans cette ville, c’est surtout sa nuit, la tension qu’elle dégage, dans les deux sens du terme : une atmosphère tendue, mais dans cet esprit assez joyeux des Brestois ! J’ai une réelle attirance pour les lumières de cette ville qui brille la nuit, qui a un vrai côté de cinéma.

*Clin d’œil à la chanson d’ouverture de l’album qui se clôture par le morceau Sad/ Happy…


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