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Le tramway dessert à moins de 450 mètres 27 % de la population et 38 % des emplois de l'agglomération

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Un nouvel itinéraire entre Kergaradec et le Spernot

Quatre questions à Bernard Rioual, vice-président de Brest métropole océane, en charge de l’espace public (voirie, réseaux, éclairage public et espaces verts)

Pourquoi ce nouvel itinéraire au nord de l’agglomération ?

Les objectifs de Bmo sont multiples. Il s’agit d’une part d’assurer la desserte des nouveaux quartiers au nord de Lambezellec, en particulier Messioual où 650 logements sont programmés. Ensuite, cette nouvelle liaison assurera une fluidité du trafic entre l’est et l’ouest de l’agglomération : entre le nouvel échangeur de Kergaradec et les grands centres d’activité que sont le Technopôle et le Pôle Santé de la Cavale Blanche. Ce qui permettra aussi de soulager le giratoire de Pen Ar C’hleuz. D’autre part, avec un trafic quotidien de 31 000 véhicules dans les deux sens, le boulevard de l’Europe est proche de la saturation. La répartition des trafics entre le boulevard de l’Europe et la nouvelle liaison entre Kergaradec et le Spernot permettra, à terme, la requalification urbaine du boulevard de l’Europe, la sécurisation de l’itinéraire pour les piétons et les deux roues, et l’amélioration des transports en commun. L’idée est de transformer cette portion de deux fois deux voies en boulevard urbain, avec une circulation calmée, fluide et sécurisée pour tous les modes de déplacement. Un peu dans l’esprit de l’aménagement de la RD 205 au nord de Bellevue.

Quelles sont les principes de cette nouvelle liaison entre Kergaradec et le Spernot ?

Sur 4,5 km, le nouvel itinéraire s’appuie sur 2 km de voies existantes réaménagées et nécessite la création de 2,5 km de voies nouvelles. Un rond-point tous les 800 mètres permettra d’assurer la fluidité de circulation et la sécurité des points d’échange. La voie nouvelle comportera dans sa partie ouest une section limitée à 50 km/h en agglomération, avec trottoirs et bandes cyclables sur chaussée et dans sa partie est, une section périurbaine limitée à 70 km/h, avec voie verte sécurisée pour les piétons et les vélos. 

Ce nouvel itinéraire va traverser des quartiers d’habitation. Que répondez-vous aux inquiétudes des riverains ?

Le confort des riverains et la sécurité des usagers ont été prises en compte. Ainsi les risques de nuisances sonores pour les riverains seront résorbés par des merlons de terre encadrant la voirie. La sécurité des carrefours sera améliorée et la vitesse maîtrisée par l’aménagement de ronds-points afin de garantir une circulation apaisée. Le choix de réaménagement de près de deux km de voirie existante limite aussi les emprises sur les terres agricoles. 

Quid de la vallée du Restic ?

Le coût global du projet est estimé à 14,7 millions d’euros, dont 4,15 millions concernent les mesures d’accompagnement et d’intégration environnementales. L’acquisition des 13 hectares de vallon du Restic permettra de consolider et pérenniser un espace naturel de proximité, de détente et de balade au bénéfice des quartiers de Marregues et du Restic. Sur ces 13 hectares de la vallée, un hectare sera affecté par la nouvelle voirie. Les mesures environnementales prévues permettront de rétablir des fonctions écologiques aujourd'hui perdues : remise à ciel ouvert du cours d’eau dans son lit d’origine et réhabilitation d’anciennes zones humides remblayées. Le projet inclut aussi la création de zones conservatoires non accessibles au public pour les espèces animales et végétales fragiles.